Traitement au désoxycorticostérone pivalate et à la prednisolone chez un chat souffrant d’hypoadrénocorticisme

Publié 02 Juin 2017

L’hypoadrénocorticisme, ou la maladie d’Addison, est une maladie rarement rencontrée chez le chat. A l’heure actuelle, seule une quarantaine de cas sont décrits dans la littérature scientifique. Si l’hypoadrénocorticisme félin partage certaines similitudes avec l’hypoadrénocorticisme canin, certaines différences importantes méritent d’être mises en évidence. Ainsi, les symptômes habituellement rencontrés en cas d’hypoadrénocorticisme félin sont plus frustres que chez le chien: léthargie, anorexie, amaigrissement, vomissements et, dans de rares cas, les propriétaires mentionnent de la polyurie et de la polydypsie. Comme chez le chien, ce sont les modifications électrolytiques et éventuellement hématologiques qui permettent de renforcer la suspicion clinique et un test de stimulation à l’ACTH qui permet de confirmer le diagnostic. Cependant, le test de stimulation à l’ACTH du chat ne suit pas le même protocole que celui du chien. De plus, la pathophysiologie de l’hypoadrénocorticisme félin est plus variable. Cet article décrit le cas d’un chat référé à la Clinique Vétérinaire Universitaire de Liège pour hypoadrénocorticisme.