Arrachement thyro-épiglottique

Publié 02 Juin 2020

Même si l’incidence réelle est inconnue, il est irréfragable de considérer les cas de morsures comme courants dans la pratique quotidienne. Une étude rétrospective (Kolata et al., 1974) estime qu’approximativement 10% des présentations traumatiques concerne de tels cas. Plus récemment, une autre étude (Jordan et al., 2013) décrit les morsures cervicales comme représentant quatre présentations sur 1000 urgences tant dans la pratique de première ligne que référée. Les parties du corps les plus atteintes par ordre d’importance concernent les membres, la tête et le cou, les régions thoracique et abdominale et enfin la région périnéale. Une rencontre entre chiens de différentes tailles expose les petits gabarits à des blessures de la région cervicale plus sévères : le «big dog-little dog injury» décrit par Jordan et collaborateurs (2013) (zone de préhension associée au mouvement de secouement). Ce rapport de cas décrit la prise en charge d’un chien mordu au cou avec présence d’une lésion perforante à la base de l’épiglotte associée à une extériorisation de la nourriture ingérée par une plaie cutanée située en regard.